l'âme du poète
Publié le 12 Mars 2009

Pour célébrer "le Printemps des poètes " devinez le nom de celui -ci à partir d'un portrait et aussi du beau texte de jacques Charpentreau ( lui-même écrivain et poète ) :
Portrait :
On ne le voyait
jam:ais écrire. Il avait besoin de la journée pour avoir des contacts avec les gens avec qui il travaillait directement. L'essentiel de son œuvre se déroulait la nuit. Il dormait peu. Le reste de
la journée, il était disponible. Il lisait beaucoup les journaux et commentait la vie politique. Il avait une morale et ne supportait pas l'hypocrisie ni la duplicité. Les mots comptaient et il
n'employait jamais un mot pour un autre.
Chez lui c'était très gai. Sa maison était ouverte aux amis. Il y avait toujours sur la table un grand plateau de fromages, des gâteaux délicieux et du bon
vin, raconte Jacqueline Duhême qui était son amie. Sa poésie prend certainement source dans sa propre enfance. Mais il parlait peu de son enfance. Il adorait les enfants. Il avait lui-même
conservé son
beau regard d'enfant.
Texte de J. Charpentreau :
« En 1900, il s'est passé deux événements importants : le début d'un nouveau siècle et la naissance
de notre poète. Le XXe siècle, tout le monde l'a reconnu tout de suite, et ça ne lui a pas très bien réussi. Quelques années plus tard, notre poète, lui, a très bien réussi à être reconnu par
tout le monde comme le poète le plus populaire du XXe siècle.
À travers ses poèmes et ses livres, il emmène les petits et les grands à Guignol et tout le monde rit en chœur, tout le monde crie "attention!", tout le monde est ému, tout le monde est content, et tout le monde donne avec lui des coups de
bâton aux méchants, aux vilains militaires, aux bourreaux d'enfants, aux banquiers, aux financiers, aux égoïstes, aux mauvais prêtres, aux professeurs tristes, aux tueurs de baleines, à tous ceux
qui sont chauves de l'intérieur de la tête.
Mais il dit oui à ceux qu'il aime, à Barbara, aux musiciens, aux chats, à la baleine aux yeux bleus, à l'homme qui a faim, aux amoureux, aux ratons laveurs, au petit homme de la jeunesse, au grand plombier zingueur, à la bergère et au ramoneur.
Il dit oui aux enfants.
Il est mort en 1977. Mais on sait bien que les deux escargots qui vont à l'enterrement n'y arrivent jamais et que sur le vert pré de sa poésie, c'est toujours le printemps
»
Et pour vous un petit bouquet de jonquilles de mon jardin ! Bisous !