Soirées films

Publié le 9 Février 2013

 

 

 

 

 

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                          La vie des autres

 

" Au début des années 1980, en Allemagne de l'Est, l'auteur à succès Georg Dreyman et sa compagne, l'actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l'élite des intellectuels de l'Etat communiste, même si, secrètement, ils n'adhèrent aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s'intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l'observer. Tandis qu'il progresse dans l'enquête, le couple d'intellectuels le fascine de plus en plus...

En 1984 à Berlin-Est
L'officier de la stasi Wiesler se voit confier la surveillance de l'écrivain de théâtre Dreymann. Dénué de vie privée, Wiesler découvre au cours de ses surveillances un monde dont les horizons lui étaient jusqu'alors inconnus. Peu à peu, il entreprend de protéger Dreymann en rédigeant de faux rapports."

 

 

 

Très belle critique parue dans Télérama à l'occasoion de sa diffusion sur Arte .

 

" Genre : cauchemar intime.


En faisant resurgir la grisaille des heures sombres de la République démocratique allemande, ce premier film d'un jeune cinéaste allemand a créé un phénomène international. Quel est donc ce tour de force ? On en a une idée dès la séquence d'ouverture, magistrale. Bureau de la Stasi (la police politique de la RDA) à Berlin-Est, en 1984 : Gerd Wiesler enseigne les méthodes qui permettent d'arracher à un être humain tout ce qu'il cache derrière ses mines d'innocent.

Tout est là : l'atmosphère d'un pays, la peur de ceux qui y vivent, leur fragilité. D'emblée, un personnage s'impose : Wiesler, l'instrument parfait du régime, dont les yeux perçants sont un étau (excellent Ulrich Mühe, disparu après le tournage).

Mais la machine inhumaine peut se dérégler, dès lors qu'interfèrent désirs et sentiments. Donnersmarck, habile conteur, donne toute la saveur du revirement de Wiesler, touché par l'amour et l'art : l'objet d'une autre scène très maîtrisée, à l'opéra.

La Vie des autres est une partie d'échecs entre volonté de pouvoir politique et envie de possession privée, intime même, entre loi et transgression.

La justesse de cette reconstitution offre un accès à une réalité que l'on n'a guère eu l'occasion de revisiter au cinéma, tout en prenant une dimension de fable universelle sur le totalitarisme.

                                              — Frédéric Strauss

 

 

 

 

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 Tout est dit et superbement dans cet article.

J'ai beaucoup aimé découvrir ce film intelligent et sensible.

                                            Merci Arte !

 

 


 

 

 

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                                             Never Let Me Go

 

Un film de Mark Romanek avec Carey Mulligan, Keira Knightley, Andrew Garfield.

 

 

Never Let Me Go, surprend par son thème, l’interprétation sensible des jeunes acteurs et des images magnifiques.

 Depuis l'enfance, Kathy, Ruth et Tommy sont les pensionnaires d'une école en apparence idyllique, une institution coupée du monde où seuls comptent leur éducation et leur bien-être. Devenus jeunes adultes, leur vie bascule : ils découvrent un inquiétant secret qui va bouleverser jusqu'à leurs amours, leur amitié, leur perception de tout ce qu'ils ont vécu jusqu'à présent.

 

Never Let Me Go, est l’adaptation du best-seller, Auprès de moi toujours, de l’auteur anglais Kazuo Ishiguro, publié en 2005. C’est Mark Romanek qui se charge de l’adaptation,  a qui l’on doit le troublant Photo Obsession en 2002.

C'est un film troublant et déroutant, dû à des sujets très peu présents dans le cinéma: le clonage humain et le don d’organes.

 

 

 

Ce film ( vu en DVD ) m'a charmée. Les jeunes acteurs sont émouvants, l'histoire est très originale à la fois futuriste, angoissante, avec un côté rétro qui adoucit le terrifiant sort réservé aux personnages.

Le plus terrible étant leur résignation devant leur " no future ", leur conditionnement depuis l'enfance expliquant cela .

Les sentiments d'amitié, d'amour, de jalousie. Les tourments et joies de l'enfance , puis de l'adolescence sont filmés avec justesse.

La fin est poignante et pose la question de notre éphémère passage sur terre ...

 

 

 

 

 

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« Je me dis que j'ai eu de la chance de passer malgré tout un peu de temps avec lui. Ce que je me demande, c'ets si notre vie a été tellement différente de la vie des personnes que nous sauvons... Nous terminons tous. Peut-être qu'aucun d'entre nous ne comprend réellement ce qu'il a vécu, et que personne n'a le sentiment d'avoir assez de temps. »

 

 

 

En prime rien que pour vous, la musique mélancolique de Rachel Portman et photos du film.

 

 

Rédigé par Moonshadow

Publié dans #Cinéma

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lilou 13/02/2013 14:48

j'ai bien envie de voir le 2ème

vivi 13/02/2013 09:19

Mes enfants sont à plusieurs reprises selon les enfants allés voir La Vie des autres au ciné, en VO avec leur prof d'allemand... C'est un film que j'aimerais voir moi aussi.

l'or des chambres 11/02/2013 17:19

J'ai beaucoup aimé le premier, le deuxième beaucoup moins... Mais peut-être tout simplement parce que j'ai tant aimé le livre, et qu'il ne n'arrive pas à retranscrire cette atmosphère très
particulière et la force de la voix de Katy