Prendre le camino...

Publié le 9 Juin 2010

 

 

Le " Camino " est le nom donné au chemin de St Jacques de Compostelle .

 

 

                                             pelerin6

 

 

Ils sont innombrables les témoignages des pèlerins. Pour tous, il s’agit d’une expérience unique.  Malgré les difficultés qui peuvent se présenter au long du parcours, la satisfaction que procure chaque étape franchie fait oublier les petits soucis, la fatigue ou les bobos.

Les motivations sont diverses, souvent religieuses mais aussi sportives, simples défis personnels ou envies de voir du pays.

 Donc un jour on ressent le besoin de prendre le chemin. Les circonstances du départ sont, elles aussi variables, moments importants de la vie :  fin des études, retraite, congé exceptionnel, épreuves difficiles : décès, divorce, chômage  ou simplement envie de vivre des vacances différentes...

Ce peut être aussi le besoin de " prendre du recul ", de changer d’air, de couper avec le quotidien, de faire le point dans son existence. Emportant l'essentiel sur le dos, on se désencombre de l'inutile, du superflu.

A chacun sa motivation . Pour cet homme par exemple,  c’est une démarche de transformation puisque il a décidé d’en profiter pour arrêter de fumer. Des semaines de marche sont sans doute une bonne occasion pour cela, mais la décision étant prise il a sans doute déjà fait la moitié du chemin.

 

Quelques témoignages :

Pourquoi ne pas se lancer ?

 

«  Puis on découvre au fil du chemin un certain esprit, une certaine ambiance. Avec chaque personne croisée (ou plutôt rencontrée, vu que tout le monde marche dans le même sens), le dialogue est spontané. Beaucoup sont là pour 2 semaines et s’arrêtent à Conques ou Figeac, mais quand on croise quelqu’un qui "pousse" jusqu’à St-Jacques ou même seulement jusqu’à Roncevaux, il y a dans le dialogue quelque chose de plus fort, mais difficile à décrire.

 En tout cas, j’ai été un peu séduit par ces gens là. Et il y a aussi eu le côté culturel de cet itinéraire, avec les nombreux joyaux qui le jalonnent. Depuis, je me pose la question "Pourquoi  ne pas essayer ?" et cette idée est renforcée par l’envie de tenter une rupture vis-à-vis du quotidien, et de sortir ne serait-ce quelques mois d’un contexte professionnel stressant. »

 

 

 

Prendre du recul

 

 Un chemin de solitude . Solitude où je trouve une douceur secrète mais également une solitude à deux que l’on partage sur le chemin. La solitude est très positive, elle permet de plonger en soi, de retrouver ses idées et ses pensées intimes (mes souvenirs d’enfance sont revenus). Quand on est seul on arrive à mettre les choses à leur juste place. » 

Mais on fait aussi des rencontres qui peuvent se révéler profondes.

 

 

 

 

Voir du pays :

 

 

Un chemin de beauté ”

 La beauté des paysages et de la nature que l’on regarde autour de soi. En marchant on est vraiment proche de la nature, des endroits que l’on traverse. C'est une école de patience. Image de notre propre vie, il s'agit d'avancer jour après jour avec courage.

 

 

 

Devenir meilleur :

 

“ Un chemin d’humilité et de tolérance“

 C'est une école d'égalité: riche ou pauvre, savant ou non, il s'agit d'avancer patiemment et humblement. Les gestes simples de la vie prennent une autre saveur : boire, se laver, accueillir un sourire en chemin.

On y apprend aussi l'entraide: indiquer le chemin, partager la nourriture, etc..

 

 

Moi quand je les croise, ces pélerins,  que je leur dis bonjour,  j'ai des envies de prendre la route.  De m'inventer "mon" pélérinage.

Par exemple, partir vers l'ouest, rejoindre le rivage de l'océan ou au sud vers la Méditerranée.

Bisous  !

 

 

Rédigé par Moonshadow

Publié dans #Découvertes

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