" Miserere "de J.C. Grangé

Publié le 18 Novembre 2009





                                             


 Je vous présente Lionel Kasdan, arménien, flic à la retraite, 63 piges bien sonnées, le roi des emmerdeurs.


" Il se prépara un café. A l'ancienne. Poudre. Filtre. Goutte à goutte. Il avait renoncé aux machines à capsules quand on lui avait demandé, dans une boutique aux tons chauds et aux hôtesses souriantes , de remplir un formulaire sur ses goûts les plus intimes en vue d'acquérrir une carte de membre. Il avait répondu qu'il voulait simplement boire du bon café, pas entrer dans une secte.
Il ne supportait plus cette société de consommation, saturée de jeux concours et de cartes de fidélité. Société matérialiste, mesquine, craintive où le sommet du risque était de voir son meilleur ami allumer une cigarette et le top du bonheur de faire ses courses de Noël en payant uniquement avec des chèques cadeaux.
Il sourit. Au fond,il ne supportait plus rien. Mendez avait raison: la mauvaise humeur
 " un autre truc de vieux."

Un extrait du polar "Miserere" de J.C.  Grangé.

Ce roman se dévore à fond la caisse. Une histoire très complexe, une enquête passionnante qui nous apprend plein de choses. 
L'auteur poursuit son exploration du Mal.
On découvre également la communauté arménienne.
 

 

 Kasdan fait équipe avec le jeune et séduisant Volokine, chien fou, flic très intelligent mais mec fragile. 

 

 Aucun d'eux n'est mandaté pour mené cette enquête ; malgré tout chacun trouve une raison personnelle pour s'y lancer. D'ailleurs, au fil du livre, leur passé se dévoile en partie ; des connexions apparaissent avec l'enquête et le lecteur peut imaginer les raisons inconscientes qui ont pu les pousser à agir

Dans ce roman, il faut ouvrir grand ses oreilles, il faut écouter les sons, les pas, les chants, les voix.

Le mystère plane cette fois-ci sur Paris où un chef de chorale d'origine chilienne vient d'être assassiné dans l'église arménienne. Plusieurs meurtres suivent, sans lien apparent, à part le modus operandi (perforation inexplicable des tympans des victimes), des inscriptions du Miserere d'Allegri sur les lieux des crimes et de mystérieuses traces en taille 36 qui pourraient appartenir à un enfant...

  

 " Ce sont des enfants
 Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits
 Aucune ombre
 Aucune inclusion
 Aucune faille
 Mais leur pureté est celle du mal ."

 

 Une plongée dans l'histoire cachée des gouvernements et le Mal. Car c'est bien là que nous amène ce roman. En plein milieu de la folie.
Celle des hommes.

Une intrigue qui ne nous laisse pas une seconde de répit, une situation qui fait appel  à l’Histoire, où l’on découvre certains aspects d’événements du Chili, de l’Allemagne nazie, de l’Arménie, de la guerre d’Algérie et de la France contemporaine. Des  tueurs très particuliers qui font froid dans le dos.

Un détail qui m'a fait particulièrement plaisir : Un des héros  est atteint de la maladie bipolaire (maniacodépressif) et il  n'est  ni criminel, ni psychopathe, bref pas dangereux pour les autres. Chose très rare, autant en littérature qu'au cinéma !

Tous les bipolaires sont atteints à différents degrés et donc pas à mettre tous dans le même sac ! Certains avec l’aide d’un traitement, parviennent à mener une vie normale, à travailler et sont aussi sensés que beaucoup d’autres et même plus.

  

 

   La première phrase
  « Le cri était prisonnier des orgues . » 

 

 

 

 

 

 A propos de l'auteur :

 

Jean-Christophe Grangé est un journaliste, grand reporter international, écrivain, scénariste né le 15 juillet 1961 à Paris.
Il est l'un des rares écrivains français dans le domaine du thriller à s'être fait un nom aux États-Unis.

Après une maîtrise de lettres à la Sorbonne (axée sur Gustave Flaubert), il devient rédacteur publicitaire, puis travaille pour une agence de presse.
En 1989, à 28 ans, il devient grand reporter international, travaillant pour des magazines aussi divers que Paris Match, le Sunday Times ou le National Geographic.

Puis il devient journaliste free-lance (à son propre compte) en créant la société L & G. À partir de ce moment là, il se débrouillera pour monter financièrement tous ses voyages lui-même. Les reportages qui en seront issus, le mèneront aux quatre coins du monde et constitueront, plus tard, une importante source d'inspiration pour ses écrits littéraires.
C'est au cours de cette période qu'il obtiendra deux récompenses importantes dans le monde journalistique : le Prix Reuter (1991) et le Prix World Press (1992).

En 1994, il écrit son premier roman « Le Vol des cigognes », plus remarqué par les critiques littéraires (qui vantent son « imagination féconde ») que par le grand public. Toutefois, son second roman paru en 1998, « les Rivières pourpres »  ne passera pas inaperçu. Le succès auprès du public se confirmera d'ailleurs en 2000, année où le roman est adapté au cinéma.

En cette même année 2000, parait « Le Concile de Pierre ».

En 2003, il publie » L'Empire des loups ».

Puis il  écrit  une trilogie de romans sur la « compréhension du mal sous toutes ses formes », commencée par « La Ligne noire » en 2004, suivi par  « Le Serment des Limbes » (mars 2007). Et enfin « Miserere" en 2008.


Pour le moment, les films tirés de ses livres ne m’ont pas vraiment accrochée.

J’aimerais qu’un très bon réalisateur se lance dans l’adaptation de la trilogie du Mal.

Mais il faudrait vraiment une pointure !!! Ces histoires sont tellement prenantes complexes, ce n’est pas tâche facile de les transposer au cinéma. 
J'ai découvert  J.C.Grangé en lisant ' Les rivières pourpres" que  mon amie Pierrette m'avait prêté. Je me souviens, on en parlait à l'école . On se demandait comment cet écrivain pouvait avoir des idées pareilles, inventer des situations aussi complexes.
Et toujours avec beaucoup de violence et de cruauté.
Malheureusement, on se rend compte qu'il n'a rien inventé. L'Histoire fut son inspiration et la folie des hommes n'a pas de limites.


Je viens de terminer le second tome de "Millénium" et j'ai vraiment aimé, j'ai dévoré le roman en deux  longues soirées  !!!
Mais je ne vous raconte rien. Vous ne l'avez peut-être pas lu ou vous attendez le deuxième film . Pour ma part, je vais attendre le film avant de lire le dernier tome. Je ne veux pas tout savoir d' avance.
Alors chut !!!
                                                       Bisous à tous.

 


Rédigé par Moonshadow

Publié dans #Livres

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Géraldine 21/11/2009 18:43


J'adore Grangé mais n'ai pas encore lu celui ci.


Alicia 20/11/2009 15:17


Je vais peut être penser à le lire, mais j'avous qu'il ira en fil d'attente, j'ai plein de livre en attente. Bise


lulu 19/11/2009 20:03


hâte de le lire, j'adore grangé!!!


Mary 19/11/2009 11:29


kikou Mary ça donne des idées pour les cadeaux de Noél ! vi c'est le moment d'y penser! bon jeudi à toi. Mary


Tita 18/11/2009 20:48


C'est vrai que les livres de J.F. GRANGE sont passionnants à lire, et que j'ai trouvé les adaptations cinématographiques bien au-dessous de la qualité des livres (enfin, de ceux que j'ai lus !).
Espérons effectivement qu'une pointure s'attaquera à ce Miserere, que tu m'as donné envie de lire. J'aime l'univers de J.F. GRANGE.
En ce qui concerne "Millenium", j'ai lu le troisième volet : je n'ai pas résisté, et puis, je préfère lire le livre avant d'aller voir son adaptation au cinéma. Je n'ai qu'une hâte, maintenant que
j'ai lu les 3, de découvrir les deux autres volets au cinéma. J'avais adoré les acteurs, et j'ai très envie de louer le DVD pour retrouver cette histoire captivante.
Bisous à vous tous.