Tipasa

Publié le 4 Mars 2009




                           

                                   Albert Camus et Tipasa.

                          

Tipasa, c'est à 69 kilomètres d'Alger. Une cité romaine dont ne subsistent que des vestiges envahis par la végétation des absinthes, des géraniums et des griffes-de-sorcière. Imaginez des ruines à pic sur une falaise. Et au bas, la mer.
Tel est ce site magnifique où Albert Camus a célébré dans sa vingtième année ses "noces" avec la nature.

                                   


 " Que d'heures passées à écraser les absinthes, à caresser les ruines, à tenter d'accorder ma respiration aux soupirs tumultueux du monde ! Enfoncé parmi les odeurs sauvages et les concerts d'insectes somnolents, j'ouvre les yeux et mon cœur à la grandeur insoutenable de ce ciel gorgé de chaleur. Ce n'est pas si facile de devenir ce qu'on est, de retrouver sa mesure profonde."

 

 "Au printemps Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres... A peine au fond du paysage puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village et s'ébranle d'un rythme sûr et pesant pour aller s'accroupir dans la mer." 


                               


« Mer, campagne, silence, parfums de cette terre, je m’emplissais d’une vie odorante et je mordais dans le fruit déjà doré du monde, bouleversé de sentir son jus sucré et fort couler le long de mes lèvres
. »

     

                       




  Alger :


 
« Les hommes trouvent ici pendant toute leur jeunesse une vie à la mesure de leur beauté. Et puis après, c’est la descente et l’oubli. Ils ont misé sur la chair et ils savaient qu’ils devaient perdre.

A Alger, pour qui est jeune et vivant, tout est refuge et prétexte à triomphes :

La baie, le soleil, les jeux  en rouge et blanc des terrasses vers la mer, les fleurs et les stades, les filles aux jambes fraîches.

Mais pour qui a perdu sa jeunesse rien où s’accrocher et pas un lieu où la mélancolie puisse se sauver d’elle-même. »



 " Noces "  reste pour moi la rencontre avec un auteur important : Albert Camus.

                              

C
e roman célèbre les noces de l’homme avec le soleil, la terre et la mer, « le silence énorme de midi », « le beau cri de pierre », « l’été qui bascule »,  où vibrent la
 « parenté du monde » et « une entente amoureuse de la terre et de l’homme ».
Un art de vivre au présent « comme un sanglot de poésie »...

 "Noces " est un livre plein de lyrisme qui parle de l'Algérie, le pays où je suis née.
J'ai si peu connu cette terre de soleil et en lisant Camus peut-être ai-je essayé de m'en rapprocher ?



Malgré la pluie, le départ de Lucille et Geoffrey ( la maison semble bien vide !, j'essaie de garder le moral !

Bisous à tous !



Rédigé par Moonshadow

Publié dans #Livres

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