c.r.a.z.y

Publié le 23 Février 2009

   

                        
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    De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire. C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention.


    25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde, quatrième d'une famille de cinq garçons. Famille de banlieue sans histoire avec une mère aimante et un père un peu bourru, mais fier de ses garçons. Le début d'une belle enfance, où se succèdent les Noël et les anniversaires avec l'éternel solo du père Beaulieu chantant Aznavour," Emmène-moi au bout de la terre", les séances de lavage de voiture en plein air...

    C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour ne pas perdre l'amour de son père.         

    Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires
    à la poursuite de leur bonheur.


     

    Interview du réalisateur  Jean-Pierre Vallée ( extraits choisis)

    La musique est très présente dans le film ...

    Comme pour nous tous, les personnages entendent des refrains qui colorent leur quotidien et les accompagnent à chaque moment. De façon ironique, quand le père casse les oreilles de Zachary avec la chanson d’Aznavour, «Emmenez moi au bout de la terre…», il l’aide symboliquement à partir. Comme si Zachary suivait les préceptes de la chanson, il décide de son voyage, qui marque une rupture et un grand pas pour assumer sa différence. Et «Aller au bout de la terre», lui permet de revenir, plus fort.

    C’est par le rock que Zachary trouve la force de s’accepter…
    Le rock, c’est la seule soupape dans l’adolescence de Zachary. Comme il lui est impossible d’ être homosexuel, il devient rocker. C’est sa façon d’exprimer sa différence en affirmant que désormais il va «faire du bruit». Sa présence va s’entendre ! Lorsque Zac donne un spectacle imaginaire, maquillé comme Bowie sur la pochette de l’album Aladdin Sane, la musique est pour lui une porte de secours. Il a besoin de ces fantasmes, de cet imaginaire et de ces audaces musicales pour survivre et pour permettre à sa nature profonde de respirer, l’instant d’un rêve.

                
    Les chansons deviennent ses prières…
    Grâce à Space Oddity de David Bowie, il peut crier à Dieu «M’entends-tu ?», et s’adresser à lui en le défiant. Toutes ces chansons que l’on écoutait dans les années 70, ne sont pas un simple fond musical : les personnages du film ne se contentent pas de les entendre, ils vivent avec. Dans la famille Beaulieu, la musique a comme un pouvoir magique.


    La mise en scène de C.R.A.Z.Y. est étonnante…
    Elle est à l’image de la famille Beaulieu : parfois sobre, parfois éclatée.

    Là, vous vous permettez tous les effets…
    Je veux tout essayer, si cela enrichit l’histoire. Je n’hésite pas alors à utiliser des images gelées, des brisures de son, des silences étranges, des effets de ralentis, de «ramping», des montages «hip hop», des cadrages inusités, des focales extrêmes, des éclairages à hauts contrastes, des mouvements de caméra dramatiques... Avec ce scénario, il y avait pour moi la possibilité d’explorer vraiment le cinéma. De jouer pleinement avec les images, la musique, les sons, le montage… De faire un spectacle. Parce qu’au cinéma j’aime être captivé, surpris, bousculé, provoqué; j’aime rêver, rire, pleurer, les deux à la fois; j’aime quand on casse le rythme, le reprend, l’accélère.

    Comment qualifier ces mélanges ?
    Comment je vois mon film ? Comme un film «funky», sexy
    , pudique, drôle, touchant, magique, fou.

    Dans mon esprit, j’ai réalisé C.R.A.Z.Y. en espérant qu’il puisse provoquer le même effet car j’aimerais que l’on puisse sortir de mon film et retrouver cette petite étincelle de lucidité qui permet de voir la vie comme elle devrait toujours nous apparaître : belle.        


     Marc-André Grondin, jeune acteur que j'avais remarqué dans  "Le premier jour du reste de ta vie ". Il est vraiment craquant  non ?

    Bisous à tous !!   

Rédigé par Moonshadow

Publié dans #Cinéma

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Émilie 25/02/2009 20:50

Hey, c'est un film québéçois!! il est passé chez nous à la TV pour Noël.... Mais je l'ai raté. bououou. Il était présenté comme un film culte. Il a apparemment fait un carton. Je pense que je vais me dépécher de le louer!! Il a l'air vraiment chouette. C'est drôle, j'ai revu la bande annonce sur allociné et il mette les sous-titres pour traduite le québécois. C'est sur que quand l'oreille est pas habitué, c'est pas facile. Même après 5 mois, on fait toujours de gros effort de concentration quand on parle avec certains québéçois.

GROS BISOUS

brin d'herbe 23/02/2009 19:54

il est déjà sorti ce film ? en DVD ? ou il est à venir, ça me dirait bien de le voir ...

héhé, t'as entendu ? plein d'oscars pour Slumdog Millionnaire ! Je le savais que le scénario était épatant !!