Your Song

Publié le 22 Mai 2008

  La chanson
celle qui fait sa place au soleil
dans l'ombre de nos coeurs
et que rien n'effarouche
La chanson...  (Nougaro. 1962 )




" Aimes-tu la Poésie ? "

Quand on parle de la Poésie surtout à nos ados, ils pensent à ces récitations qu'ils peinaient à apprendre par coeur et qu'il fallait, en plus! réciter devant toute la classe. Ou bien à de vieux recueils poussiéreux, à Lamartine ou Ronsard. Certains tout de même ont aimé Verlaine Rimbaud Eluard ou Prévert. Mais ils en parlent avec pudeur de peur de passer pour des romantiques...
La Poésie ça fait un peu pompeux, intello...Et pourtant . La majorité d'entre nous aime un peu, beaucoup et même passionnément la poésie. Celle qui s'écoute.

Cette Poésie-là a trouvé refuge depuis très longtemps dans la chanson. 
La chanson, c'est la poésie du quotidien, c'est en quelques petites minutes, du rêve, des couleurs, des images. Elle accompagne nos fêtes, nos grands jours, nos joies, nos mélancolies, nos amours, nos souvenirs, tous les âges de notre vie...
Une chanson peut nous rendre le sourire, nous émouvoir, nous donner envie de danser.
Elle nous raconte un bout de vie, une toute petite histoire, un rien, mais tellement bien parfois !


Adolescente, j'ai découvert les chansons de Léo Ferré ,de Brel, de Gainsbourg, de Nougaro ...D'autres troubadours ont suivi leurs traces, Le forestier, Lavilliers, Cabrel...Tant d'autres encore.
Aujourd'hui, des jeunes talentueux prennent le relais. La poésie voyage toujours à travers la chanson.
Il suffit d'écouter et le charme aussitôt nous emporte.
Et puis que serait donc la vie sans ces instants de poésie ?

Mon dernier coup de coeur chanson ?


"  24h01" de Renan Luce ".  


              
Je vous laisse goûter à ce texte malicieux et cela vous donnera peut-être envie de découvrir la chanson.

 


J'ai couru après le temps
Il portait un manteau de pluie
J'ai déchiré en l'approchant
Un bout de tissu et depuis

C'est à minuit que ça arrive
Quand vous passez au jour suivant
Moi je reste sur l'autre rive
Pour une minute encore vivant

Vingt-quatre heures une
Vingt-quatre heures une

C'est ma minute sur pilotis
Mes secondes gagnées sur l'amer
Le genre de moment qu'on passe blotti
Avec des rêves d'outre-mer

C'est ma minute agent secret
Brushing parfait, regard distant
Je prend l'air sur un minaret
Au fin fond de l'Afghanistan
A vingt-quatre heures une
Vingt-quatre heures une

 



Une minute pour se faire la belle
Avoir la lune sous mes semelles
Et les cheveux dans les étoiles
Une minute pour se faire la malle
Dev'nir le prince de la cavale
Evadé trois fois des Baumettes
Le roi de la sauvette
Les malfrats ont leur maître
A vingt-quatre heures une
Vingt-quatre heures une

 



C'est ma minute "Brad Pitt"
On m'admire entre deux pop-corns
Jouer le rôle d'un brave type
Exerçant dans un hôtel borgne

C'est ma minute baldaquine
Et la barre comme un tribunal
Je fais toutes ces choses coquines
Qu'on n'voit que quand on a Canal
A vingt-quatre heures une
Vingt-quatre heures une

Une minute pour se faire la belle
Avoir la lune sous mes semelles
Et les cheveux dans les étoiles
Une minute pour se faire la malle
Dev'nir le prince de la cavale
Evadé trois fois des Baumettes
Le roi de la sauvette
Les malfrats ont leur maître

Une minute pour se faire la belle
Avoir la lune sous mes semelles
Et les cheveux dans les étoiles
Une minute pour se faire la malle

 

Et ne plus être ce type normal
Coincé devant l'petit écran
En rêve j'ai plus de cran
L'aiguille hors du cadran
A vingt-quatre heures une

 


      


Et vous quelles sont "vos" chansons, celles qui vous font craquer ? Quels sont vos poètes-chanteurs préférés ?
J'attends vos commentaires, ce serait sympa et ça m'encouragerait ! Un blog c'est bien pour échanger, pas pour se parler à soi-même!  Alors mes amis, HELP !

 


Rédigé par Moonshadow

Publié dans #Chansons

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lucille 24/05/2008 19:23

en voici une de Bénabar... (si y'a des fautes d'orthographe c'est pas ma faute car j'ai juste fait un "copier-coller"!!)

Cette gamine assise en pleurs que chagrinent de trop grands malheurs, les grandes s'amusent sans elle, exclue de la bande, elle reste toute seule. Une qui commande, des favorites, il parait qu'elle est trop petite, à la marelle y'a des V.I.P., dans les maternelles comme en boîte de nuit. Mais faut pas pleurer, ça va s'arranger...

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j'lui dise, que ça ne f'ra qu'empirer ?

Le plus triste, le plus dommage, elle le sait pas et c'est de son âge, mais elle-même un jour elle fermera sa porte quand à son tour elle sera la plus forte... Ce garçon assis dans un coin, quinze ans, la tête dans les mains, premier amour, premier chagrin, comme le shampoing, la formule deux en un.Il a beau dire que c'est pas grave, jouer les hommes, faire le brave, la savoir dans les bras d'un autre, ça lui brise le coeur, ça lui ronge le ventre... Mais faut pas pleurer, ça va s'arranger...

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j'lui dise, que ça ne f'ra qu'empirer ?

Qu'il a pas fini de pleurer, qu'la leçon n'est jamais apprise, mais si ça peut le rassurer, lui-même un jour fera sa valise. Cette femme qui cache ses pleurs, le café coule dans la cuisine, son patron n'était pas fier, faut dégraisser, drôle de régime. Chemise cartonnée, demandes de formations, dossiers bien classés, lettres de motivation, d'un geste elle balaye de tristesse et de rage les fiches de paye, les demandes de stages.

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?

Puisqu'elle savait déjà, elle le savait mieux que moi, que ça ne va jamais s'arranger, que ça ne f'ra jamais qu'empirer. Ce vieil homme fatigué d'Algérie, qui regrette son Maghreb jour et nuit, tout juste toléré aujourd'hui, faut dire qu' ça fait que trente ans qu'il est ici. Qu'il ne sera jamais propriétaire, qu'il occupe une chambre de bonne, au pays de Voltaire, au pays des lumières et des droits de l'homme. Ce sans-papiers rejeté qui repart, sans même dire au revoir, sans nous dire merci pour le billet de charter gratuit vers la misère de son pays. ça le soulagera sûrement d'apprendre, et faudrait quand même pas qu'il oublie qu'on a gravé Fraternité sur le fronton de nos mairies. Ce taulard emprisonné dans une cellule à six, il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix. Ce malheureux qui dort sur une ventilation de métro, il s'en fout de savoir que je le chante pas assez fort et beaucoup trop faux.

Qu'est ce que tu voulais qu'ils me disent ?

Cris 22/05/2008 21:27

Quelle fleur bleue !!